• Les robots, des personnes électroniques

    Les robots, des personnes électroniques ?

    Pendant que l'Europe ne parlait que de brexit, le 31 mai 2016 est passé dans la quasi indifférence au parlement européen un projet de statut juridique pour le robot Soleil+Vénus sur Aldébaran en signe divin, criminel jovien, opposé Saturne, astre du renversement et Lune en signe de mort avec Uranus, faisant de lui une personne électronique avec des droits et des devoirs. La député européenne qui a écrit cela, comme vous le voyez, elle a de puissantes conjonctions en serviteur de la mutation vierge : Saturne+Mercure, la marque transhumaniste, avec Sud pour bien comprendre le renversement saturnal. Nouvelle Lune avec Neptune+Vénus, la marque de la libération de l'ère du verseau uranien, encore plus qu'Eisenhower elle comprend le rôle des robots, et essaie d'en freiner les dangers par l'exaltation mercurienne. Saturne sur sa Mars natale, Uranus des robots opposée à sa nouvelle Lune royale.

    Les robots, des personnes électroniques ?

    Mercure/Mercure, Mars+Vénus, la parlementaire a profité du Soleil entré en verseau robot uranien, et fait muter cette peur de se faire remplacer par le robot, pour muter avec lui (l'intelligence humaine martiale et la copie robot vénusienne).

    La loi a été présentée ce 15 février, en conférence de presse. Texte final à lire ici, rien n'est caché, je ne peux m’empêcher de copier-coller le début :

    "A.   considérant que, de la créature de Frankenstein imaginée par Mary Shelley au mythe antique de Pygmalion, en passant par le golem de Prague et le robot de Karel Čapek (inventeur du terme), les humains ont, de tous temps, rêvé de construire des machines intelligentes, le plus souvent des androïdes à figure humaine;

    B.   considérant que, maintenant que l’humanité se trouve à l’aube d’une ère où les robots, les algorithmes intelligents, les androïdes et les autres formes d’intelligence artificielle, de plus en plus sophistiqués, semblent être sur le point de déclencher une nouvelle révolution industrielle qui touchera très probablement toutes les couches de la société, il est d’une importance fondamentale pour le législateur d’examiner les conséquences et les effets juridiques et éthiques d’une telle révolution, sans pour autant étouffer l’innovation;

    C.  considérant qu’il est nécessaire de créer une définition acceptée par tous des notions de robot et d’intelligence artificielle qui soit flexible et n’entrave pas l’innovation;

    D.   considérant qu’entre 2010 et 2014, les ventes de robots ont augmenté en moyenne de 17 % par an, qu’elles ont connu en 2014 leur plus forte augmentation annuelle (29 %) et que les équipementiers automobiles et le secteur de l’électronique sont les deux principaux moteurs de cette croissance; que le nombre annuel de demandes de brevets dans le domaine de la robotique a triplé au cours des dix dernières années;

    E.   considérant qu’au cours des deux derniers siècles, les chiffres de l’emploi n’ont cessé d’augmenter grâce aux avancées technologiques; que le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle recèle un potentiel important en matière de transformation des méthodes de travail et du mode de vie, d’accroissement de l’efficacité, de réalisation d’économies et d’amélioration de la sécurité et du niveau de service; qu’à court ou moyen terme, la robotique et l’intelligence artificielle promettent une grande efficacité et des économies conséquentes, non seulement dans la production et le commerce, mais également dans des domaines tels que le transport, les soins médicaux, le sauvetage, l’éducation et l’agriculture, tout en permettant d’éviter d’exposer des êtres humains à des conditions dangereuses, par exemple lors des opérations de nettoyage de sites pollués par des substances toxiques;

    F.  considérant que le vieillissement de la population est le résultat de l’allongement de l’espérance de vie à la suite des progrès des conditions de vie et de la médecine moderne, et qu’il constitue l’un des principaux défis politiques, sociaux et économiques du XXIe siècle pour les sociétés européennes; que d’ici à 2025, plus de 20 % des Européens seront âgés de 65 ans ou plus, avec une augmentation particulièrement rapide du nombre de personnes âgées de plus de 80 ans, ce qui modifiera fondamentalement l’équilibre entre les générations au sein de nos sociétés, et qu’il est de l’intérêt de la société que les personnes âgées restent en bonne santé et actives aussi longtemps que possible;

    G.  considérant qu’à long terme, la tendance actuelle au développement de machines intelligentes et autonomes, dotées de la capacité d’apprendre et de prendre des décisions de manière indépendante, ne suscite pas seulement des avantages économiques mais également de multiples préoccupations quant à leurs effets directs et indirects sur la société dans son ensemble;

    H.  considérant que l’apprentissage automatique offre d’importants avantages à la société en termes d’économie et d’innovation en améliorant considérablement la capacité à analyser les données, mais qu’il pose également des défis pour ce qui est de garantir l’absence de discriminations, un traitement équitable, la transparence et l’intelligibilité des processus décisionnels;

    I.  considérant que, dans le même temps, il convient d’évaluer les évolutions économiques et l’incidence sur l’emploi de la robotique et de l’apprentissage automatique; que, malgré les avantages indéniables apportés par la robotique, sa mise en œuvre risque d’entraîner une modification du marché du travail et la nécessité de réfléchir en conséquence à l’avenir de l’éducation, de l’emploi et des politiques sociales;

    J.  considérant que la généralisation des robots pourrait ne pas entraîner automatiquement une destruction d’emplois, mais que les emplois moins qualifiés dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre risquent d’être plus vulnérables à l’automatisation; que cette tendance pourrait conduire à un retour des procédés de production sur le territoire de l’Union européenne; que la recherche montre que la croissance de l’emploi est considérablement plus forte dans les métiers qui ont davantage recours aux ordinateurs; que l’automatisation des emplois détient le potentiel de libérer les personnes des tâches manuelles monotones et de leur permettre de s’orienter à la place vers des tâches plus créatives et constructives; que l’automatisation demande des gouvernements qu’ils investissent dans l’éducation et d’autres réformes afin de favoriser les compétences dont auront besoin les travailleurs de demain;

    K.  considérant que, dans le même temps, le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle pourrait avoir pour conséquence l’accomplissement par des robots d’une grande partie des tâches autrefois dévolues aux êtres humains, sans la possibilité de récupérer la totalité des emplois perdus; que cette hypothèse s’avère préoccupante pour l’avenir de l’emploi et la viabilité des régimes d’aide et de sécurité sociale et qu’elle pourrait conduire à un versement irrégulier des cotisations de retraite, si l’assiette de contributions actuelle est maintenue; qu’elle pourrait déboucher sur un creusement des inégalités dans la répartition des richesses et de l’influence, tandis que l’éventuelle application d’un impôt sur le travail réalisé par des robots ou d’une redevance d’utilisation et d’entretien par robot doit être examinée dans le contexte d’un financement visant au soutien et à la reconversion des chômeurs dont les emplois ont été réduits ou supprimés, afin de maintenir la cohésion sociale et le bien-être social;

    L.  considérant que, compte tenu du fait que les écarts sociaux se creusent désormais, avec une classe moyenne en diminution, il convient de garder à l’esprit que le développement de la robotique peut avoir pour conséquence de concentrer de manière importante les richesses et le pouvoir entre les mains d’une minorité;

    M.  considérant que le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle aura forcément une influence sur l’environnement de travail et pourra susciter de nouvelles préoccupations en matière de responsabilité et en effacer d’autres; que la responsabilité juridique doit être clarifiée dans le modèle d’entreprise et lors de la définition du travail à effectuer pour le cas où un incident ou une situation d’urgence se produirait;

    N.  considérant que la tendance à l’automatisation demande que les personnes participant au développement et à la commercialisation des applications de l’intelligence artificielle y intègrent la sécurité et les valeurs déontologiques dès le départ, et reconnaissent ainsi qu’ils doivent être prêts à accepter la responsabilité juridique de la qualité de la technologie qu’ils produisent;

    O.   considérant que le règlement du Parlement européen définit un cadre juridique pour la protection des données à caractère personnel; qu’il pourrait cependant s’avérer nécessaire d’examiner plus avant certains aspects ayant trait à l’accès aux données et à la protection des données à caractère personnel et de la vie privée, étant donné que les communications des applications et des appareils entre eux et avec des bases de données sans intervention humaine pourraient continuer de susciter des préoccupations relatives à la protection de la vie privée;

    P.   considérant que les avancées dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle peuvent et doivent, dès l’étape de la conception, préserver la dignité, l’autonomie et l’auto-détermination de la personne humaine, particulièrement dans le domaine des soins et de la compagnie des personnes et dans le contexte des appareils médicaux, de la «réparation» ou de l’amélioration du corps humain;

    Q.   considérant qu’il est possible, en fin de compte, qu’à long terme, l’intelligence artificielle surpasse les capacités intellectuelles de l’être humain;

    R.  considérant qu’un développement et une utilisation accrus des processus décisionnels automatiques et algorithmiques ont sans aucun doute une incidence sur les choix dont disposent les personnes privées (comme les entreprises ou les internautes) et les autorités administratives, judiciaires ou autres autorités publiques pour prendre une décision d’une nature commerciale, autoritaire ou relative aux consommateurs; qu’il est nécessaire d’intégrer des garanties et des possibilités de contrôle et de vérification par l’homme dans les processus décisionnels automatiques et algorithmiques;

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